amour
je n'ai
plus peur
de te perdre
alors je vais
sans toi
et avec toi
mercredi 17 avril 2019
je me donne
je me donne entièrement
et je ne suis plus avec moi.
je me donne
en silence
et je ne suis plus avec toi.
les signes se perdent,
mâchent leurs mots,
et les maux se fondent
dans leur repos.
je me perds,
quand je suis avec toi,
je me donne,
et il n'y a plus de place
pour moi.
dans la forêt
le vent fait la voix
pour mes pensées,
apaisée.
je souhaite un sourire
qui s'étire sur la joue
quand tu me perds
un instant, c'est tout.
mes mains
moites
cherchent
la voix
c'est pas toi,
c'est moi,
le hibou dans la nuit
qui chante en vers, ami.
je fais bouillir la prose en moi,
dans mon ventre des dents de lait
qui poussent et qui font mal,
il faudrait que je les fasse tomber,
il faudrait que je les avale.
et je ne suis plus avec moi.
je me donne
en silence
et je ne suis plus avec toi.
les signes se perdent,
mâchent leurs mots,
et les maux se fondent
dans leur repos.
je me perds,
quand je suis avec toi,
je me donne,
et il n'y a plus de place
pour moi.
dans la forêt
le vent fait la voix
pour mes pensées,
apaisée.
je souhaite un sourire
qui s'étire sur la joue
quand tu me perds
un instant, c'est tout.
mes mains
moites
cherchent
la voix
c'est pas toi,
c'est moi,
le hibou dans la nuit
qui chante en vers, ami.
je fais bouillir la prose en moi,
dans mon ventre des dents de lait
qui poussent et qui font mal,
il faudrait que je les fasse tomber,
il faudrait que je les avale.
que tu veuilles accrocher ton visage
sur les murs ou sur les pierres :
rien n'a d'importance,
tu peux faire tes prières.
et tes vœux sont comme des pierres
tombales, sur les écrans des petits
ils lisent ton passage
mais ils n'ont rien compris.
ce n'est ni ta faute ni la leur,
c'est ce système qui te domine à montrer
les restes de tes pages, de tes jets,
il te faut ramasser ce carnage, ou le saccager.
c'est à toi-même que tu ne veux avouer
quand sur tes paumes tu effaces les traits,
mais c'est eux que tu veux saouler
de ton fil désastreux, l'arrière de tes pensées.
quand cesseras-tu de mendier?
pour des bouts de mie des bouts de fées,
te faut-il un passage pour apprendre à aimer?
te faut-il un mirage pour ne plus douter?
sur les murs ou sur les pierres :
rien n'a d'importance,
tu peux faire tes prières.
et tes vœux sont comme des pierres
tombales, sur les écrans des petits
ils lisent ton passage
mais ils n'ont rien compris.
ce n'est ni ta faute ni la leur,
c'est ce système qui te domine à montrer
les restes de tes pages, de tes jets,
il te faut ramasser ce carnage, ou le saccager.
c'est à toi-même que tu ne veux avouer
quand sur tes paumes tu effaces les traits,
mais c'est eux que tu veux saouler
de ton fil désastreux, l'arrière de tes pensées.
quand cesseras-tu de mendier?
pour des bouts de mie des bouts de fées,
te faut-il un passage pour apprendre à aimer?
te faut-il un mirage pour ne plus douter?
lundi 15 avril 2019
La pudeur de vivre
au levé du soleil
une lueur vive
dans mes yeux
s'installe.
et les mains,
fragiles,
cherchent la voie
dans ce monde
docile.
la torpeur
me fait goûter
à des sensations
étranges.
avec la langue
j'essaie,
avec les dents
je mange.
c'est un frisson
de vivre,
une pudeur
d'exister.
et ensemble,
la pudeur
et la passion
me font chavirer.
une lueur vive
dans mes yeux
s'installe.
et les mains,
fragiles,
cherchent la voie
dans ce monde
docile.
la torpeur
me fait goûter
à des sensations
étranges.
avec la langue
j'essaie,
avec les dents
je mange.
c'est un frisson
de vivre,
une pudeur
d'exister.
et ensemble,
la pudeur
et la passion
me font chavirer.
dimanche 14 avril 2019
aujourd'hui des petites fleurs dans l'ombre
et des petites fleurs dans la lumière.
mon entrejambe chaud
à la vue de tous,
le soleil
n'épargne
personne.
un reste d'odeur d'hier
me rappelle les éclats d'autrefois,
les cris du passé
quand sur le lit je jouissais.
et le jardin s'illumine,
inondé de lumière
il resplendit
de tout son vert.
ca me rappelle une chanson,
souffle sur le pissenlit,
une chanson de toutes saisons,
pour une cinquième je dis oui.
et des petites fleurs dans la lumière.
mon entrejambe chaud
à la vue de tous,
le soleil
n'épargne
personne.
un reste d'odeur d'hier
me rappelle les éclats d'autrefois,
les cris du passé
quand sur le lit je jouissais.
et le jardin s'illumine,
inondé de lumière
il resplendit
de tout son vert.
ca me rappelle une chanson,
souffle sur le pissenlit,
une chanson de toutes saisons,
pour une cinquième je dis oui.
mardi 9 avril 2019
il y a un arbre qui pousse dans mon cœur
les branches sont montées
les fleurs ont fleuri
il y a un arbre qui pousse dans mon cœur
il est temps de dire au revoir
à mon chéri
il y a un arbre qui pousse dans mon cœur
et les corps ont chéri
les cendres de leurs fruits,
ont volé
sont tombés
un arbre qui pousse dans mon cœur
sans ombre, cet amour dans mon cœur
un arbre, sans rancœur
il y a un arbre
un arbre qui pousse
dans mon cœur
les branches sont montées
les fleurs ont fleuri
il y a un arbre qui pousse dans mon cœur
il est temps de dire au revoir
à mon chéri
il y a un arbre qui pousse dans mon cœur
et les corps ont chéri
les cendres de leurs fruits,
ont volé
sont tombés
un arbre qui pousse dans mon cœur
sans ombre, cet amour dans mon cœur
un arbre, sans rancœur
il y a un arbre
un arbre qui pousse
dans mon cœur
les parfums de voyage
Ce sont des parfums de voyage,
des parfums de route,
qui séduisent mes pensées.
Mais c'est ce goût d'inconfort,
de tristesse, parfois, qui frappe,
qui me fait voyager.
l'apprivoisement
C'est quand l'étranger devient familier.
Pour moi, l'apprivoisement comprend obligatoirement, nécessairement, une notion de temps et d'espace.
de dis-temps-ce.
Apprivoiser, c'est prendre en soi. Intégrer dans son monde quelque chose d'étranger à soi.
Apprivoiser, être apprivoisé, c'est passer par la Rencontre.
Quand j'apprivoise, je dé-couvre,
dans un rythme qui respecte l'objet de la rencontre et moi, et la rencontre elle-même.
J'effeuille les masques de l'inconnu, les parures étrangères, les calques superficiels des à priori, des doutes, des fantasmes.
Quand on s'apprivoise, on ouvre une porte, et on fait entrer en soi l'Autre, jusqu'à ce que la confiance silencieuse l'emporte. L'inconditionnel de la présence complice, qui à présent se passe de temps et d'espace.
Pour moi, l'apprivoisement comprend obligatoirement, nécessairement, une notion de temps et d'espace.
de dis-temps-ce.
Apprivoiser, c'est prendre en soi. Intégrer dans son monde quelque chose d'étranger à soi.
Apprivoiser, être apprivoisé, c'est passer par la Rencontre.
Quand j'apprivoise, je dé-couvre,
dans un rythme qui respecte l'objet de la rencontre et moi, et la rencontre elle-même.
J'effeuille les masques de l'inconnu, les parures étrangères, les calques superficiels des à priori, des doutes, des fantasmes.
Quand on s'apprivoise, on ouvre une porte, et on fait entrer en soi l'Autre, jusqu'à ce que la confiance silencieuse l'emporte. L'inconditionnel de la présence complice, qui à présent se passe de temps et d'espace.
dans une bouche
dans une bouche
il y a une bouche,
dans sa bouche
ma langue,
dans sa peau
ma peau
un pinceau
levé comme
un bâton
sur la toile
allongée
une marque
sur le velours,
au tapis de roses
les pétales glissent
le fourreau
s'enlise
si tu tiens à moi
alors viens me noyer
viens dans mon eau
goûter la fleur et l'épée
il y a une bouche,
dans sa bouche
ma langue,
dans sa peau
ma peau
un pinceau
levé comme
un bâton
sur la toile
allongée
une marque
sur le velours,
au tapis de roses
les pétales glissent
le fourreau
s'enlise
si tu tiens à moi
alors viens me noyer
viens dans mon eau
goûter la fleur et l'épée
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